Depuis la fin de l'année 2020, s'injecter des doses de vaccin à la chaîne est devenu tendance. Un phénomène qui devrait perdurer avec le temps.

Le gouvernement israélien est le premier à avoir osé injecter une quatrième dose de vaccin anti-covid à sa population, dès décembre 2021. Quatre injections en un an : jamais un gouvernement n'aura semblé aussi soucieux de la santé de son peuple. Officiellement, cette quatrième dose a été présentée comme un moyen de lutter contre Omicron mais l'État hébreu préparait déjà ses citoyens à cette même quatrième dose dès septembre 2021, soit bien avant l'apparition de ce dernier variant.

En France, la campagne de rappel anti-Covid avec les nouveaux vaccins bi-valents adaptés à Omicron et ses sous-variants a débuté le 3 octobre 2022. Si ce n'est pas déjà fait, votre grand mère est fortement invitée à relever sa manche une quatrième fois, voire une cinquième.

Afin de mieux cerner cet engouement pour la vaccination de masse et répétée contre le COVID-19, remontons un peu le temps :  

Avec l'opération Warpspeed lancée par le président américain Donald Trump à la fin de l'année 2020, les vaccins anti-covid ont inondé la planète et notamment l’Europe. Une bénédiction pour l'OMS et les autorités sanitaires occidentales qui ont pu ainsi appliquer leur stratégie de lutte contre le coronavirus. Stratégie qui  - disons le grossièrement - consiste à injecter un grand nombre de doses de vaccin dans chaque individu.

Durant l'été 2021, l'ensemble de la classe politique et médiatique française a répété qu'il fallait se vacciner pour soi mais aussi pour les autres. Par exemple, en juin 2021, le chroniqueur de RMC Emmanuel Lechypre s'énerve en direct en accusant les personnes non vaccinées d'être des dangers publics pour les autres :

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Faudrait-il restreindre l'accès aux restaurants pour les personnes en surpoids qui pèsent sur le système de santé français ?

A partir du 9 août 2021, les français doivent présenter un pass sanitaire pour entrer dans les hôpitaux (sauf urgences), les restaurants, les maisons de retraite et les cafés. A cette période, le médecin Gérard Rivière nous explique dans le journal La Dépêche que « se faire vacciner est un acte altruiste ». Le médecin Christian Spitz est du même avis et le revendique sur CNEWS :

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Être altruiste, c'est gentil et être gentil, c'est bien. Le service public belge l'a parfaitement compris et le 25 août 2021, il explique donc à sa population que « le but de cette vaccination de masse est plutôt collectif. Il s’agit de limiter la propagation du virus. C’est une vaccination altruiste, solidaire. » La solidarité a décidément très bon dos ces dernières années.

Cependant, ce discours qui consiste à prendre les gens par les sentiments a disparu en quelques mois et le 8 décembre 2021, la sénatrice LR Catherine Deroche questionne le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy sur la pertinence du pass sanitaire : « maintenant que l’on sait que les personnes vaccinées contaminent, est-ce que le pass protège réellement ? »

Voici sa réponse :

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Une dizaine de jours plus tard, les français apprennent que le pass sanitaire se transforme en pass vaccinal. Ainsi, une personne prouvant avec un test négatif qu'elle n'est pas contagieuse se voit tout de même interdite d'entrer au restaurant. Oublions les transmissions, l'altruisme et le reste, le job, c'est de pousser tout le monde à la vaccination - quelque soit l'âge - grâce à la mise en place de « mesures incitatives ». Emmanuel Macron semble parfaitement d'accord avec cette stratégie quand en janvier 2022, alors que le president de la République Française sait parfaitement que les vaccins n'empêchent pas les transmissions, il déclare à propos des personnes non-vaccinées : « J'ai très envie de les emmerder, on va continuer de le faire ».

Cette envie frénétique de vacciner la France entière contre le COVID-19 n'est-elle pas devenue une obsession ? Il serait temps de s'interroger sur le réel intérêt de cette vaccination de masse plutôt que de se satisfaire du mantra « protéger des formes graves » qui semble tout droit sorti d'un culte rejettant les données scientifiques. Nous savons depuis l'année 2020 que les formes graves de la maladie ne concernent que certains profils bien identifiés. La mise en avant des cas exceptionnels [instrumentalisation] ne devrait pas nous faire oublier les chiffres de la direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES) :

Bientôt la prochaine vague ?

Et si derrière cette obsession vaccinale - qui coûte des milliards d'euros au contribuable français rappelons le - se dissimulait également un gigantesque plan marketing ? Afin de mieux sensibiliser les consommateurs occidentaux pour la suite :

Vaccin contre le cancer, contre Alzheimer, contre le SIDA, contre l'acné, contre l'obésité, contre le vieillissement...des produits innovants et healthy injectables prochainement près de chez vous.

Vous reprendrez bien une petite dose de plus pour la route ?